Ukraine: vers un conflit européen pour éviter la guerre mondiale

Le conflit ukrainien s’éternise, mais inexorablement, la Russie grignote petit à petit l’Ukraine, malgré la résistance acharnée des Ukrainiens et les livraisons d’armes en provenance de l’Occident. Si l’Ukraine ne parvient pas à contenir la lente mais constante poussée russe, alors il faudra intervenir militairement. Qui ? Evidemment, les trois puissances nucléaires de l’Occident et elles seules: Etats-Unis, Royaume-Uni, France. Elles seules ont la capacité militaire de renverser le sort de la guerre, et elles seules ne craignent pas d’attaque nucléaire de la Russie, tant que le territoire russe n’est pas attaqué. Car, malgré ses gesticulations sur la question nucléaire, on voit mal Vladimir Poutine et ses généraux déclencher l’holocauste final tant que les intérêts vitaux de la Russie ne sont pas atteints. Toutefois, il va falloir s’attendre à des affrontement directs entre Occidentaux et Russes, ce qui serait une première.

Pourquoi faudrait-il intervenir ? La réponse se trouve de l’autre côté de la planète, dans le détroit de Formose. Si les Occidentaux font des concessions territoriales sur l’Ukraine, ce sera alors un signal positif pour la Chine, qui se rangera du côté de la Russie et envahira Taïwan. Et à partir de ce moment, d’européen le conflit devient mondial. Car d’autres puissances qui ont des griefs légitimes contre les Occidentaux se rangeront du côté du duopôle Russie-Chine. On voit donc qu’il vaut mieux prendre le risque d’intervenir militairement en Ukraine plutôt que de reculer et laisser la planète entière s’embraser.

Ce changement de stratégie a été intégré par le président français Emmanuel Macron, le seul des trois dirigeants des puissances occidentales nucléaires qui ait toujours tenté de maintenir le dialogue avec Vladimir Poutine, tandis que ses homologues américains et britanniques Joe Biden et Boris Johnson traitaient Vladimir Poutine de « tueur » et de « dictateur ». La visite d’Emmanuel Macron à Kiev avec le chancelier allemand Olaf Scholz et le premier ministre italien Mario Draghi marque définitivement la rupture du dialogue entre Paris et Moscou et, sans doute, la préparation d’une intervention militaire après la fin du marathon électoral français.

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